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Visites & patrimoine

L'aqueduc et le site gallo-romain

La Poitevinière, Arthon en Retz, 44320 Chaumes-en-Retz

Itinéraire

Ancien site gallo-romain, il ne subsiste de cette époque, que les vestiges d'un aqueduc découvert dans les années 1840. Ces vestiges se situent, notamment, au lieu-dit de La Poitevienière à Arthon-en-Retz.

Fouilles archélologiques L’aqueduc gallo-romain d’Arthon-en-Retz est connu depuis les années 1840. François Verger (1800-1871) est le premier à en faire mention, dans son Recueil de documents sur l'arrondissement de Paimboeuf. L'archéologue et érudit Louis-Jacques-Marie Bizeul (1785-1861) reprend ses propos, dans son article publié en 1856, ainsi que ceux de Benjamin Fillon (1819-1881) qui effectua des fouilles en 1850. A partir de sa prise d'eau, située vers la Fontaine-Bonnet, au nord du village de La Poitevinière, l'aqueduc achemine celle-ci sur plus de 3km, pour aboutir, au niveau de l'église actuelle du bourg d'Arthon, à un ensemble de constructions antiques intégrant des thermes (découverts dans les années 1960). Trois modes de construction ont été utilisés pour la réalisation de cet ouvrage, estimée au IIème siècle après JC. Dans sa première partie (partiellement visible à l'entrée du village de la Poitevinière), l'aqueduc est composé d'une adduction d'eau sur mur bahut (mur de soutènement) et sur piliers.  Ensuite, afin de traverser une dépression, il reposait sur des arcades successives, dont seules subsistent les bases (20 ont été retrouvées sur les 74 reconnus au XIXème siècle). Enfin, pour franchir une petite colline, c'est un système souterrain qui avait été choisi en installant le conduit au fond d'une tranchée. L'aqueduc se poursuit en partie souterraine jusqu'à l'école Jean Monnet, puis sur mur bahut, rue des Chaumes. La fin du tracé rejoignant les thermes reste encore méconnue. Cet aqueduc a fait l’objet de plusieurs études et fouilles, notamment : en 1995-1996, lors de la réalisation de la déviation de la route départementale 751 Nantes-Pornic, Arthon/Chéméré (Christophe Devals et Éric Ducher). Des portions d'aqueduc ont été prélevées à cette occasion. en 2006-2007, dans le cadre d’un mémoire universitaire (Stéphane Le Biannic), en 2009-2010, dans le cadre d'une prospection thématique, coordonnée par Martial Monteil et Jimmy Mouchard (université de Nantes), qui a permis de définir la longueur de l'ouvrage à 3 150 mètres environ. C'est durant les vacances de la Toussaint 2009, que cette nouvelle prospection a été mise en œuvre avec pour objectifs principaux le relevé précis des portions encore visibles de l’aqueduc.  et la réalisation d’une prospection pédestre destinée à mieux cerner l’emprise du site auquel il aboutit. et, plus récemment, en juin 2019, les fouilles préventives réalisées durant quatre semaines ont permis de mettre à jour 77 mètres de l'aqueduc gallo-romain, en parfait état de conservation,​ sous l'ancien stade de football, à l'emplacement du futur collège public (devant ouvrir en septembre 2024). A cette occasion, l'équipe d'archéologues a pu constater le côté soigné de cet édice, fort rare en milieu rural, et approfondir les connaissances sur l'ouvrage. Si le lieu précis d'approvisionnement en eau ou source n'est toujours pas identifié, les différents diagnostiques et fouilles ont été révélateurs et ont permis de constater l'excellent état de l'ouvrage au moment de ceux-ci. Le trajet de l'aqueduc et son point d'arrivée sont connus. Villa du bourg d'Arthon et ses thermes L'hypothèse répandue s'appuie sur le fait que l'aqueduc était en lien avec une "villa", c'est-à-dire un domaine rural combinant bâtiments à usage résidentiel et espaces liés à la production agricole, plutôt qu'avec une agglomération.  Déjà, François Verger, à son époque, avait remarqué "les vestiges de construction romaine dans le bourg d'Arthon, notamment dans le verger du presbytère". Benjamin Fillon avait, en septembre 1850, envoyé à Louis-Jacques-Marie Bizeul, un compte-rendu de sa visite de ces débris gallo-romains, également explorés précédemment par ce dernier. Tout deux s'accordent sur l'hypothèse d'une villa gallo-romaine importante à l'origine de l'aqueduc destiné à l'alimentation en eau des bains de celle-ci, à l'usage d'un riche particulier, au IIème ou IIIème siècle après JC.. En 1965 et 1966,

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Fiche fournie par I_OT Pornic (mise à jour par la source le 23/10/2026).

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